Aslim Taslam

 

- N°84 Mars 2010 -

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Famille

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L’école à la maison : témoignage de Zohra

 

 

Maman de 6 enfants, Zohra se charge elle-même de leur instruction à la maison. Elle a commencé par apprendre très tôt la lecture à son ainée qui, à 2 ans et demi savait déjà lire ! Mais pour Zohra aujourd’hui, il n’y a pas de quoi en être fier. En effet, au fil des années et de ses expériences, elle s’est rendu compte qu’il ne fallait pas sauter les étapes, mais plutôt respecter le droit de l’enfant : « J’ai passé beaucoup de temps derrière ma fille, je voulais qu’elle réussisse en apprenant vite ! Mais j’ai eu tord d’agir ainsi, car à deux ans, on a surement mieux à faire ! ».

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« Avant l’âge de 7 ans, l’Islam ne recommande même pas d’enseigner les modalités de la prière rituelle à l’enfant, qui n’a pas encore atteint l’âge de raison. Mais l’Islam recommande essentiellement aux parents de jouer avec l’enfant. Jouer, c’est lui permettre de se développer en dehors des contraintes, et c’est surtout tisser avec l’enfant des liens d’affection très serrés, dans lesquels il se sent en sécurité, dans lesquels il se sent aimé inconditionnellement : on ne lui demande rien, on est prêt à tout faire avec lui parce qu’on l’aime.

Aimer les enfants. Voilà la première règle fondamentale et vitale de votre mission de parents responsables. » Source : muslimfr.

Le jeu fait parti intégral de la vie d’un enfant, c’est à travers le jeu qu’il s’exprime, apprend, s’amuse, grandi à son rythme sans peine ni contrainte. « Lui retirer son temps de jeu pour apprendre à lire est complètement irresponsable et malhonnête aussi, car ce temps lui appartient. » Zohra n’aime pas le système de l’école maternelle, elle estime qu’indirectement, on cherche à imposer une seule et même façon de s’exprimer, on organise le temps, dicte les manières et commence ainsi à créer des différences entre celui qui s’assied correctement et celui qui préfère gigoter dans tout les sens... les étiquettes tombent...

La vie est la plus performante des écoles !

(JPEG) Faut-il toujours clouer son enfant devant un objet pour qu’il apprenne ? Non, affirme Zohra : « le soleil est là pour le réchauffer, et l’enfant sent bien qu’il a chaud, il voit bien que la journée est ensoleillée, que des fleurs de toutes sortes tapissent le sol, il admire à sa façon les magnifiques papillons qui volent... Il sait que quelque chose à changé, mais il a tout le temps d’apprendre qu’il vit une saison, qu’elle s’appelle l’été, que ces fleurs sont des orchidées et que les papillons sont des lépidoptères devenu adultes... ». Aujourd’hui pour un profit commercial, on trouve des livres ludiques qui apprennent les couleurs, les matières, les sons, les animaux, etc. Ils éduquent l’enfant dès son plus bas âge à apprendre selon des règles, des formes, alors qu’il peut apprendre cela naturellement et avec plus de joie.

Les actions compétentes d’un enfant ne doivent jamais découler d’un besoin d’approbation ou d’une contrainte mais de l’amour. Laisser son enfant grandir, jouer, s’exprimer, c’est lui permettre d’être lui-même et d’avoir confiance en lui.

Laissons nos enfants grandir, contentons-nous de les aimer.

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Fatima Zahra T.
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