Aslim Taslam

 

- N°2 Janvier 2001 -- N°59 Novembre 2007 -

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Santé

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Le SIDA : une véritable menace pour l’humanité

 

 

VIHL’épidémie gagne du terrain. Selon un rapport rendu public en Juin 2000 par ONUSIDA, le nombre de personnes vivant actuellement avec le virus VIH ou atteintes du SIDA est de 34,3 millions. Depuis le début de l’épidémie, 18,8 millions de personnes sont décédées des suites de cette maladie. Les campagnes de médiatisation dans les pays développés déforment la réalité des faits. En effet, cette épidémie touche 520 000 sujets en Europe occidentale par exemple, alors que 24,5 millions d’individus sont atteints en Afrique subsaharienne. Rien qu’au Botswana, pays détenant le record mondial du nombre de sujets infectés, le chiffre est de 750 000 adultes touchés. Dans ce pays, les 2/3 des garçons aujourd’hui âgés de 15 ans mourront du SIDA. Dans 20 ans dans ce pays, il y aura plus de sexagénaires et de septuagénaires que d’adultes dans la quarantaine et la cinquantaine.

En Afrique, le VIH est plus meurtrier que la guerre. Ainsi en 1998, la guerre a tué 200 000 africains alors que plus de 2 millions sont morts du SIDA. Toujours selon le rapport d’ONUSIDA, cette maladie « risque de tuer plus de la moitié des jeunes adultes dans les pays où elle s’est le plus fortement enracinée, la plupart d’entre eux avant même qu’ils aient pu élever leurs enfants ou subvenir aux besoins de leurs parents âgés. »

L’épidémie provoque également des ravages dans certains secteurs essentiels au développement, notamment au niveau de l’éducation. Dans certains pays, les enseignants qualifiés (denrée rare dans les pays en voie de développement) sont décimés par la maladie. Ainsi en République Centrafricaine, sur les cinq dernières années, le nombre d’enseignants décédés était équivalent au nombre de départs en retraite. En Côte d’Ivoire, 7 décès d’enseignants sur 10 sont dûs au VIH.

Le Docteur Peter PIOT, directeur d’ONUSIDA, estime que « l’impact dévastateur de cette maladie sur les bases sociales, économiques et démographiques du développement est sans pareil. »

Alors que faire ?

Ne revenons pas sur les moyens de prévention primaire préconisés et qui ne devraient pas nous concerner (usage du préservatif masculin ou féminin, usage de seringues à usage unique…). Tout musulman, à moins d’être professionnellement exposé, d’épouser une personne infectée ou d’avoir été contaminé par une transfusion sanguine, est quasiment à l’abri du risque d’être infecté à son tour.

Tout être humain a le choix d’agir comme bon lui semble. Mais Dieu nous a dotés d’un esprit conçu pour réfléchir et distinguer le bien du mal. Si on vous offre trois verres de boissons – deux ordinaires contenant l’un de l’eau, l’autre du soda, le troisième en cristal finement ciselé contenant de l’acide chlorhydrique – lequel de ces trois verres choisirez - vous ? L’un des deux ordinaires contenant une boisson saine ou le troisième à l’aspect extérieur très attrayant mais au contenu hautement corrosif ? Vous avez le choix.

On peut se laisser tenter mais notre intelligence nous met en garde et notre foi nous protège en nous donnant les arguments nécessaires et suffisants pour éviter de tomber du radeau et se laisser entraîner par le déluge qui décime l’humanité inconsciente. Ne voyons–nous pas qu’il y a un message dans tout ceci ?

Qu’Allah Tout puissant nous guide dans nos choix, qu’Il nous inspire le bien et nous aide à éduquer au mieux nos enfants afin de les préparer à affronter le monde difficile dans lequel nous vivons.

Âmine.

Wassalamou alaycom. 

PS : Tous les chiffres cités proviennent d’un rapport publié par ONUSIDA en Juin 2000 et d’un article paru le 28/06/2000 dans le « Quotidien du Médecin ».


 

Mina
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