Aslim Taslam

 

- N°23 Novembre 2002 -

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Le Livre

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Je voudrais me repentir, mais...
Un livre de Cheikh Mouhammad Salih al Mounajid

 

Au Nom d’Allah le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux.

 

Introduction

Louanges à Allah, nous Le louons et Lui demandons Son aide. Celui qu’Allah a guidé, nul ne peut l’égarer et celui qu’Il a laissé à lui-même, nul ne peut le guide. Et j’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah, sans associé ni partenaire, et que Mouhammad est son serviteur et messager.
Allah a recommandé à tous les croyants de se repentir comme nous pouvons le noter dans le Saint Coran :

« [...] et repentez vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès. »
Sourate 24, An-Nour (la Lumière), verset 31)

L’humanité peut ainsi être divisée en deux groupes : ceux qui se repentent et retournent constamment à Allah et ceux qui sèment la corruption et font le mal ; il n’y a pas de troisième catégorie. Allah dit :

« [...] Et quiconque ne se repent pas, ceux là sont les injustes. »
Sourate 49, Al Houjourat (Les appartements), verset 11

Nous vivons dans un monde où beaucoup de personnes sont écartées du Droit Chemin, ce faisant que le péché et la croyance en l’immortalité de l’âme sont tellement répandus que nul ne peut affirmer être à l’abri de la tentation excepté celui qu’Allah a protégé.
Toutefois, Allah n’acceptera jamais que Sa lumière soit négligée ; ainsi, nombreux sont ceux qui s’éloignent de la négligence. Ils se rendent compte qu’ils ont failli à leurs obligations devant Allah et regrettent leurs péchés passés. Ils commencent donc à prendre le chemin du repentir. D’autres par ailleurs en ont eu assez de cette vie de misère et sont à la recherche de la voie qui pourra les sortir des ténèbres à la lumière. Mais tous ces gens qui veulent le bien sont confrontés à un certain nombre d’obstacles qui, selon eux, les sépare du repentir. Certains de ces obstacles sont le résultat de ce qu’ils ont pu faire mais d’autres émanent du monde qui les entoure.
C’est pour cette raison que j’ai écrit ce petit livre, tout en espérant qu’il va éclaircir cette confusion, dissiper les doutes, expliquer la sagesse et enfin chasser Satan le maudit.
Après une brève introduction sur les dangers qu’il y a à sous estimer les péchés, j’expliquerai ensuite les conditions du repentir, les remèdes psychologiques et enfin, certains fatawas basées sur le Coran et la Sounna à l’intention des aspirants au repentir. Tout ceci sera suivi d’une série de citations de certains savants mais aussi de mes propres remarques.
Je demande à Allah que ce petit livre soit utile pour moi et pour l’ensemble de mes frères et soeurs en Islam. Je ne demande rien d’autre à mes frères et soeurs que de prier pour moi et de me donner de sincères conseils. Qu’Allah (swt) accepte le repentir de chacun de nous.

Le danger pour celui qui minimise ses péchés

Rappelons nous toujours, qu’Allah m’accorde Sa miséricorde ainsi qu’à vous même, qu’Allah (swt) recommande à Ses serviteurs de se repentir sincèrement et en a fait une obligation. Il dit dans le Saint Coran :

« Ô vous qui avez cru ! Repentez vous à Allah d’un repentir sincère [...] »
Sourate 66, At-Tahrim (L’interdiction), verset 8

Allah (swt) nous a accordé le temps pour nous repentir avant que Ses honorables scribes (kirâmane kâtibîne, les Anges) n’inscrivent nos actions. Le Prophète saws a dit : "L’Ange qui se trouve à l’épaule gauche suspend son écritoire pendant six heures [1] avant d’inscrire la mauvaise action du croyant. S’il le regrette et cherche le pardon d’Allah, l’action ne sera pas enregistrée, sinon il sera inscrit en son compte une mauvaise action." (Rapporté par Tabarâni in al kabaîr et al Bayhaqi dans Les branches de la foi, classé parmi les hadiths bons (hassan) par al Albani in Silsilat al ahadith as Sahih,1209). Une autre occasion de se repentir est accordée quand l’action est déjà inscrite : c’est bien avant que la mort approche.
Le problème qui se pose, à notre époque, est que beaucoup de personnes ne placent pas leur espoir en Allah (swt) et ne Le craignent pas non plus. Elles Lui désobéissent en commettant toutes sortes de péchés de jour comme de nuit. Certains sont éprouvés par l’idée que les péchés sont insignifiants et mineurs, et se disent par exemple : "Quel mal pourrait-on commettre si on regarde ou on serre la main à une personne du sexe opposé ?" Cela ne leur fait rien à ceux là de regarder les corps nus dans les magazines ou les émissions de télévision. Quand on leur dit que ce qu’ils font est interdit (Haram), voici ce qu’ils répondent souvent : "Quel est en réalité le degré de ce péché ? Est ce un péché majeur ou est il parmi les mineurs ?" Comparez cette attitude avec ce qui suit, rapporté par al Boukhari, qu’Allah lui accorde Sa miséricorde :
Anas (raa) a dit : "Vous faites des choses que vous considérez insignifiantes ou moins importantes que le poids d’un poil, mais que nous considérions au temps du Prophète saws comme des actions pouvant anéantir la vie d’un homme."
Ibn Massoud a dit : "Le croyant voit son péché comme l’image de celui qui est sous une montagne et qui a peur qu’elle lui tombe dessus, tandis que le pécheur donne l’image de celui qui a une mouche sur le nez et qu’il balaie d’un revers de la main."
Ces personnes comprendront-elles enfin le danger que représente pour elles le péché quand elles liront ces propos du Prophète saws : "Méfiez vous des petits péchés car ils ressemblent à un groupe de gens qui campèrent au fond d’une vallée. L’un d’eux emmena du bois et un autre en fit autant jusqu’à ce qu’ils aient suffisamment de bois pour préparer leur repas. Ces petits péchés peuvent détruire la personne si elle est amenée à s’en rendre compte." Selon une autre version, il dit : "Méfiez vous des petits péchés, car ils ne cessent de s’accumuler jusqu’à ce qu’ils finissent pas détruire celui ou celle qui les commet" (Rapporté par Ahmad in Sahih al Jami’, 2686-2687)
Les savants ont dit que les petits péchés commis sans honte ni remords sont comptés comme des péchés majeurs (kabâïr). C’est pourquoi il est dit qu’aucun petit péché n’est en fait petit du moment qu’on persiste à le commettre et en même temps qu’un péché majeur n’est plus considéré comme tel si celui qui le commet ne cesse de chercher le pardon d’Allah.
Donc à tous ceux qui se trouvent dans cette situation, nous disons : ne cherchez pas à savoir si un péché est petit ou grand mais pensez à la grandeur de Celui qui les a interdits.
Si Allah le veut, nous espérons que ces mots seront utiles à ceux qui seront sincères, conscients de leurs péchés et de leurs dangers, et qui par ailleurs ne persistent ni à faire du mal ni à se complaire dans leurs fautes. Ces propos sont destinés à ceux qui croient en la Parole d’Allah (swt). Il est primordial de garder cet avis équilibré en tête.

Les conditions du repentir

Le mot "Tawbah" revêt une profonde signification qui à son tour entraîne de grandes implications. Ce n’est pas comme certains le croient, un simple service de lèvres que quelqu’un dit et continue à commettre des péchés. Si on réfléchit sur le sens du verset suivant :

« Demandez pardon à votre Seigneur ; ensuite, revenez à Lui. Il vous accordera une belle jouissance jusqu’à un terme fixé, et Il accordera à chaque méritant l’honneur qu’il mérite. Mais si vous tournez le dos, je crains alors pour vous le châtiment d’un grand jour. »
Sourate 11, Houd, verset 3

Vous verrez que le repentir est au-delà du simple fait de rechercher le pardon. Pour un acte aussi important que le repentir, il y a nécessairement des conditions particulières pour son accomplissement. Les savants ont décrit les conditions du repentir basées sur le Coran et la Sounna. Ces conditions sont les suivantes :

1 - Arrêter immédiatement de commettre le péché
2 - Regretter de l’avoir commis
3 - Avoir la ferme décision de ne plus recommencer
4 - Réparer les droits d’autrui ou chercher son pardon

Certains savants ont cité plus de détails parmi les conditions d’un repentir sincère. En voici quelques exemples :

1 - On doit abandonner le péché que parce qu’Allah l’a interdit et non pour des raisons quelconques telles que : cesser le péché au moment où on est dans l’impossibilité de le commettre, ou bien avoir peur du qu’en dira-t-on. Ne peut être considéré comme repenti, celui qui abandonne le péché à cause de l’impact négatif que celui-ci pourrait avoir sur sa réputation et sa place parmi d’autres ou sur son travail.
Celui qui refuse des pots de vin parce qu’il a peur que la personne qui veut le soudoyer soit un homme de loi ne craint pas Allah (swt). Celui qui abandonne son péché pour des raisons de santé et de force, comme par exemple, cesser la promiscuité et l’immoralité parce qu’on a peur des maladies contagieuses mortelles ou parce que cela peut affaiblir le corps et la mémoire ; une telle personne ne peut être considérée comme repentie. Celui qui cesse parce qu’il est contraint par quelqu’un d’autre ne peut être pris comme repenti. En définitive, le menteur privé de parole, un adultérin devenu impuissant, le voleur qui a perdu ses membres dans un accident... tous doivent regretter ce qu’ils ont fait et décider de ne plus recommencer. Le Prophète saws a dit : "Le regret est repentir." (Rapporté par Ahmad et Ibn Maajah, Sahih al Jami’, 6802). Aux yeux d’Allah (swt), celui qui est dans l’incapacité de faire une action mais qui éprouve le désir de le faire, c’est comme si elle est faite.
Le Prophète saws a dit : "Il y a quatre catégories de serviteurs sur terre : premièrement, un serveur à qui Allah (swt) a donné la richesse et le savoir et qui par reconnaissance Le craint pour tout cela ; il utilise ces dons pour renforcer les liens de famille, et reconnaît les droits qu’Allah (swt) a sur lui. Celui là a un statut très considérable. La deuxième catégorie concerne celui qui a le savoir mais pas la richesse. Son intention est sincère et il dit souvent : "Si seulement j’étais riche, je ferais (de bonnes actions) comme untel ou tel autre (allusion à la première personne)." Il sera récompensé selon ce qu’il a eu l’intention de faire, donc il aura la même récompense que le premier. La troisième catégorie concerne un serviteur à qui Allah (swt) a donné la richesse, mais pas le savoir. Il dépense son argent sans but aucun, ne craint pas Allah (swt), il n’utilise pas cet argent pour de bonnes causes, ne reconnaît pas non plus les devoirs qu’il a envers son Seigneur. Celui-là a le statut le plus bas. Enfin, la quatrième catégorie concerne le serviteur qui n’a ni richesse ni savoir. Il dit : "Si seulement j’avais de l’argent, je ferais (de mauvaises choses) comme untel ou tel autre (allusion à la troisième personne). Il sera puni selon ce qu’il a eu l’intention de faire, donc il a commis le même péché que le précédent" (Rapporté par Ahmad et Tirmidhi et classé Sahin dans al Targhib wal Tarhib, 1/9).

2 - Celui qui s’est repenti doit toujours avoir le sentiment que son péché est répulsif et nuisible. En d’autres termes, si une personne se repent sincèrement, elle ne peut en aucun cas éprouver du plaisir ou de la joie quand elle se souvient de ses péchés passés, ou bien souhaiter les répéter à l’avenir.
Dans ses livres Al Daawa wal Dawaa’ et Al fawaa’id, Ibn Al Qayyim (qu’Allah lui accorde la miséricorde) énumère beaucoup d’effets nuisibles du péché et en voici quelques uns : faiblesse physique, sentiment d’aliénation du coeur, difficulté dans toute entreprise, manque de succès par l’aide d’Allah (swt) (Tawfîq), étroitesse du coeur (tristesse), ne plus avoir la grâce des hommes, avoir la malédiction des animaux, avoir toujours honte, avoir un coeur scellé et maudit par Allah (swt), ne pas voir ses invocations exaucées, semer la corruption sur terre et dans la mer, manque de respect envers soi et perte de l’honneur, ne jamais avoir honte de faire quelque chose, encourir la colère d’Allah (swt), éprouver des sentiments d’inquiétude, tomber dans les pièges de Satan, avoir une fin malheureuse et le châtiment dans l’au-delà.
Cette liste de conséquences nuisibles du péché donnerait à quiconque l’envie de s’en éloigner définitivement. Mais certains, une fois qu’ils abandonnent un péché deviennent aussitôt la proie d’un autre, et ce, pour plusieurs raisons, parmi lesquelles :
- ils pensent que le nouveau péché est moins grave.
- ils éprouvent une plus grande aspiration vers ce péché et leur désir est plus fort que jamais.
- les circonstances sont plus favorables, demandent moins d’efforts, et les moyens pour le commettre sont tout à fait disponibles et très répandus.
- ses amis commettent tous ce péché et ce n’est pas facile pour lui de se séparer d’eux.
- l’action faite par ce péché est un moyen de gagner l’estime de ses amis et il ne souhaite pas perdre à travers elle son statut actuel. Par conséquent, le seul moyen de maintenir sa position est de continuer à pécher. C’est exactement ce qui arrive à certaines personnes qui occupent une position de leader dans un groupe. D’ailleurs, c’est ce qui est arrivé au poète honteux Abou Nawas quand un autre poète Abou Atahiya chercha à lui donner des conseils pour qu’il cesse ses péchés. Abou Nawas lui répondit : "Est ce que tu veux, ô Atahi, que j’abandonne cette belle vie et que je perde mon rang parmi mon peuple et ce, pour une soi-disant vie pieuse ?"
« Le fidèle devrait se hâter vers le repentir car le retarder est un péché qui lui-même exige un repentir. Il doit toujours craindre que son repentir ne soit pas accepté, mais aussi espérer qu’Allah (swt) l’accepte. Il devrait rattraper les adorations obligatoires qu’il a ratées dans le passé, telle l’aumône légale (zakât) qu’il n’a jamais offert auparavant, car la zakât est un droit des pauvres. Il devrait également s’éloigner du milieu où le péché a été commis si sa présence dans ce lieu le conduit à le répéter. Il devraient éviter tous ceux qui l’aidaient à commettre le péché. » (Extrait de "Leçon à tirer du hadith sur l’homme qui avait tué cent personnes » que nous allons citer ci-dessous).

Allah (swt) dit :

« Les amis, ce jour-là, seront ennemis les uns des autres ; excepté les pieux. »
Sourate 43, Az-Zouhrouf (L’Ornement), verset 67

Des mauvais amis se maudiront les uns les autres le Jour de la Résurrection. Ceci nous apprend qu’après le repentir, on doit s’écarter de ses mauvais amis, les éviter, et s’ils refusent de répondre à ton avertissement et tes conseils, appeler les autres gens à les éviter. Il ne faut jamais se laisser piéger par Satan en voulant les appeler à l’Islam dans leur ambiance malsaine, quand on sait qu’on est encore faible et incapable de résister aux tentations. En effet, beaucoup de personnes retournent au péché dès qu’ils fréquentent une nouvelle fois leurs anciens amis qui partageaient ces péchés.
Il doit détruire les biens illicites en sa possession tels que les boissons alcoolisées, les instruments de musique, les images et films illicites ainsi que la littérature perverse et les statues. Tout doit être brisé, détruit et brûlé. Le fait de se débarrasser de tout ce qui relève de l’ignorance mécréante (Jahiliya) au moment où la personne revient à Allah (swt) est une action absolument essentielle. Combien de fois de tels objets ont empêché leur propriétaire de se repentir ou sont plus simplement à l’origine de leur perte après qu’ils aient été guidés ! Qu’Allah nous guide toujours sur Sa voie.
Il doit se choisir de bons amis qui pourront l’aider, au lieu de fréquenter de mauvais amis. Il doit faire des efforts pour assister à des rassemblements où le Nom d’ Allah est évoqué et où il pourra apprendre quelque chose pour sa religion. Il doit passer son temps dans des activités utiles pour éviter que Satan lui rappelle son passé. Il doit reconstituer son corps qui se nourrissait avant tout de l’illicite, en obéissant à Allah (swt) et en s’efforçant de se nourrir uniquement du licite. Son corps retrouvera alors toute sont énergie.
Le serviteur doit se repentir avant que le fracas de la mort ne le frappe à la gorge, et que le soleil ne se lève à l’ouest [2], comme le Prophète saws l’a dit : "Quiconque se repent avant que la mort ne le saisisse au cou, Allah (swt) acceptera son repentir" (Rapporté par Ahmad et Tirmidhi, dans Sahih al Jami, 6132) et "Quiconque se repent avant que le soleil ne se lève à l’ouest, Allah acceptera son repentir" (Rapporté par Mouslim).

Quelques grands actes de repentance

Voyons un peu quelques exemples de repentir dans la première génération de la Oumma, les compagnons du Prophète saws.
Bouraydah (qu’Allah l’agrée) rapporte que Ma’iz ibn Malik al Aslami est venu voir le Prophète saws et lui dit : "Ô Messager d’Allah, j’ai péché, j’ai commis l’adultère et je veux me purifier" [purifier ici prend le sens de repentir]. Le Prophète saws le renvoya. Il revint un autre jour encore et dit à nouveau : "Ô Messager d’Allah, j’ai commis l’adultère", et le Prophète saws le renvoya une seconde fois, sans lui répondre. Le Prophète saws appela les voisins de cet homme et leur demanda : "Connaissez vous une maladie mentale chez cet homme ? Avez vous remarqué un comportement étrange de sa part ?" Ils répondirent tous : "Tout ce que nous savons de lui est que c’est quelqu’un d’intelligent. Il fait partie des personnes véridiques, comme nous pouvons le constater." Ma’iz revin une troisième fois et le Prophète saws appela à nouveau ses proches qui répétèrent la même chose devant lui. Au quatrième jour, le Prophète saws ordonna qu’on creuse un trou pour le lapider.
Une femme, Ghamadi, s’approchant et dit : "Ô Messager d’Allah, j’ai commis le péché d’adultère, applique sur moi la loi." Le Prophète saws ne répondit pas, il la laissa repartir. Elle revint un autre jour et demanda : "Pourquoi m’as tu renvoyée ? Peut-être veux tu faire avec moi comme tu l’avais fait avec Ma’iz, mais au nom d’Allah, je suis enceinte." Il répondit : "Alors dans ce cas, la peine ne sera pas appliquée ; tu attendras la naissance de ton enfant." A la naissance de ce dernier, elle le ramena couvert d’un pagne et dit : "Maintenant, ça y est, l’enfant est déjà né." Le Prophète saws répondit : "Retourne et attend son sevrage." Quand elle l’eût sevré, elle retourna chez le Prophète saws avec l’enfant qui tenait un morceau de pain entre les mains ; puis elle dit : "Ô Messager d’Allah, l’enfant est sevré et le voilà qui mange déjà de la nourriture solide." L’enfant fut confié à un musulman pour l’élever, puis le Prophète saws demanda qu’on creuse un trou profond pour lapider la femme adultère. Khalid Ibn Walid prit une pierre et l’écrasa sur la tête de la femme. Le sang jaillit immédiatement. Le Prophète saws lui dit : "Va doucement, ô Khalid ! Je jure par Celui qui tient mon âme entre ses mains, cette femme s’est repentie de sorte que si c’était un percepteur d’impôts, il aurait lui même été pardonné" (Rapporté par Mouslim). Enfin, le Prophète saws recommanda ses funérailles et elle fut enterrée.
D’après une autre version, Omar, qu’Allah l’agrée, dit : "Ô Messager d’Allah, tu ordonnes qu’elle soit lapidée et maintenant, tu prends parti pour elle !" Il répondit : "Si son repentir devait être distribué à soixante dix personnes de Médine, ce serait suffisant pour celles-ci. Peut-on trouver une personne meilleure que celle qui a laissé son âme pour l’amour d’Allah ?" (Rapporté par Abd al Razzaq in al Musannaf, 7/325)

A suivre incha Allah



[1] cela peut signifier six heures de soixante minutes ou bien de courtes périodes au cours de la journée ou de la nuit - Lisân al Arab

[2] L’un des signes majeurs de la fin du monde, NDT

 


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