Aslim Taslam

 

- N°49 Décembre 2006 -

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Jeune et Musulman

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Le chagrin d’amour

 

 

Une rencontre, de l’espoir, un peu d’amour, un projet de mariage et puis... une séparation.

Voilà bien une histoire aussi vieille que le monde.

Bien des voix scanderont que le chagrin d’amour est une gaminerie, une insolence, une tromperie et la preuve d’une foi bien vacillante. Il ne se dit pas et ne s’avoue pas.

On fait face et le destin se charge de tout. Point. On le répète assez...

Mais la souffrance est là et le cœur ne se ment pas. Le gouffre... quand tout s’arrête.

Le cœur, notre pire ennemi à ce moment là. Il se sent troué ou au contraire terriblement encombré.

Encombré de paroles incomprises, de fautes regrettées, de rancune envers ceux qui n’ont pas suivis, ceux qui ont tant parlé ou au contraire se sont cachés derrière le plus muet des silences.

Le deuil de l’amour. Les musulmans n’en sont pas épargnés...
Rien n’est plus perturbant que cette période de convalescence et pourtant... elle est tellement minimisée par l’entourage des cœurs blessés.

Rien n’est pire qu’un cœur qui se vide... de la personne qui le faisait battre.

Les larmes... nos meilleurs amies à ce moment là. Elles caressent nos joues, silencieuses et apaisantes, lorsque plus personne ne semble comprendre. Elles ne jugent pas, elles... Elles accompagnent discrètement et soulagent... simplement.
Et sans nous en rendre compte, elles nous guident bien sagement vers la route qui mène à Dieu. Celle de la confidence.
Dieu, l’unique consolateur... de l’intime.

Après la colère, la haine, l’incompréhension, les larmes, les pertes ou les prises de poids, les espoirs de retour, les désespoirs, les humiliations parfois, il y a le temps... de l’oubli et du pardon.
Puis viendra celui du remplacement.
Et un jour viendra le temps du bonheur et de l’amour marital. Inch’Allah.

Chacun sait qu’être dans le tourment de la séparation exclut de façon ferme toute idée de retrouver « quelqu’un d’aussi bien » ... et pourtant chacun expérimentera le fait que le temps fait des miracles...

Toi qui lit ces écris, tu connais forcément un blessé du cœur... rappelle lui humblement qu’après la dureté, il y a la facilité. Et si tu l’aimes un peu, invoque Dieu pour que son cœur s’apaise.

Si tu me lis et que tu es actuellement touché(e) par une peine de cœur, un chagrin d’amour,
si tu es dans le doute et le flou,
si tu n’as plus goût aux choses ou si tu as perdu confiance,
si ta foi en a pris un coup et si tu te sens ébranlé(e),
si tu as l’impression d’être incompris(e) par ta communauté...
chère sœur, cher frère, ne te laisse pas abattre... Sache que tu comprendras plus tard la sagesse et le sens de ton épreuve. Inévitablement...

Courage.


 

Faïza N.
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