Aslim Taslam

 

- N°49 Décembre 2006 -

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Analyses

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Pamphlet aux ennemis de l’islam

 

 

بسم الله الرحمن الرحيم
 
La vie sur terre est une prison
 
Dont les barreaux d’orgueils et de passions
 
Ont été forgés par une humanité obéissant aux illusions du démon
 
Et depuis la nuit des temps,
 
L’histoire est un incessant recommencement
de mensonge et de sang.
 
Aucune leçon n’a été retenue.
 
Et c’est dans une voie sans issue
 
Que s’égarent et se perdent les gens
 
La vérité n’existe pas dans toute l’histoire qu’on nous apprend.
 
C’est le zéro pointé de la justice camouflée par le 20 sur 20 du vice.
 
Les masses assaisonnent leur salade selon leur place et leurs caprices.
 
Avec une morgue orthodoxe,
 
Le racisme et le totalitarisme nous narguent avec cynisme
 
Entre info et intox
 
Naissent des principes et des idéologies d’illusionnistes
 
Qui feraient vomir n’importe quel réaliste.
 
Le saladier est aussi dégoûtant que les ingrédients.
 
Pourtant, il n’est pas nécessaire de porter des lunettes pour en constater la crasse,
 
Ni de renifler pour en sentir les relents.
 
Et si fragrance il y a, elle n’est que de façade
 
Car ce qui se dégage de cette salade,
 
N’est que la puanteur insoutenable de phraseurs insupportables.
 
Dans chaque cheptel, des laquais servent le népotisme incurable.
 
Ces valets, soi-disant libres penseurs, sont en fait de sordides brigueurs de place.
 
Arrivistes ou monarchistes, ils sont tous unis pour travestir la vérité et désunir les masses.
 
Amoureux des polémiques et du négoce vorace.
 
Ils affectionnent tout particulièrement les formules de va-t-en guerre,
 
Qu’ils sèment à tort et à travers.
 
Et, on se demande désespéré
 
Où la colombe de la paix a émigré ?
 
Tandis que l’araignée venimeuse avec sa langue de serpent peut bien faire la parade
 
Et se venter d’avoir rempli sa toile de malade.
 
Elle a pollué nos terres et nos océans de ses slogans empoisonnants.
 
Elle attrape ses proies avec malice
 
Par de faux semblants
 
Et par le vice
 
Et surtout grâce à l’amour toujours fidèle que l’homme voue à l’argent.
 
Elle est vieille comme l’histoire des gens,
 
C’est pourquoi elle connaît les hommes comme sa poche.
 
Son poison fait mouche avant même que les premiers symptômes nous touchent.
 
Voilà bien une terre déclarée zone sinistrée.
 
Quand on tape sur ses pattes pour sauver quelqu’un,
 
Elle s’accroche sur son voisin.
 
Voilà l’ennemi déclaré et voilà les victimes indécentes,
 
Les mêmes que nous décrivait Ionesco dans son Rhinocéros
 
Comme un attroupement de bêtes féroces.
 
Des boeufs jobards quand il s’agit d’argent.
 
Des chiens sautillant d’impatience quand il s’agit d’indécence
 
D’horreur et de malheur,
 
Bavant pour un bout de métal qu’il soit d’or ou d’honneur.
 
Des ânes soumis et admiratifs du voyeurisme.
 
Entre philosophie païenne et justice terrienne
 
Entre le corbeau et le renard
 
Pas d’épilogue à leur histoire
 
Car, à notre grand désarroi
 
Ils n’ont de foi
 
Que pour les couleurs de leur drapeau,
 
Et nous suivons les yeux hagards
 
L’honneur utopique dont ils sont accrocs
 
Mais quelle est cette chimère
 
Ce rêve éphémère auquel ils aspirent
 
Et pour lequel tant d’âmes poussent leur dernier soupir
 
Aussi ne faut-il pas trop s’étonner de les voir
 
Dépenser des fortunes pour bichonner leur chien
 
Et mépriser les gens qui sont dans le besoin
 
Ni de voir
 
Certaines associations dans les parloirs
 
Condamnant le cannibalisme d’humains,
 
Qui sont pourtant obligés de manger du singe pour ne pas mourir de faim.
 
Voilà ce qui arrive quand le crotale affamé devient plus émouvant que le genre humain.
 
Une société où tous les maux effrayants de la terre sortent tels des morts vivants ;
 
La terre a tremblée ;
 
la mer s’est déchaînée ;
 
le volcan s’est éventré.
 
L’ouragan humain a tout emporté.
 
En fait de drapeau, il s’agit plutôt d’une pièce d’étoffe délavée qui va finir par se trouer
 
A force de vouloir enlever les taches indélébiles d’une réalité marquée surtout par le sang et les inégalités.
 
Le soi disante bannière de la fraternité à bien du mal à éclairer
 
Une société contaminée par la précarité.
 
Dans leur impertinent impérialisme, certains veulent nous persuader de la pureté de leur société.
 
Leurs dirigeants veulent nous faire avaler la pilule miracle de leur soit disante modernité,
 
Guérissant notre désespoir, appelé d’après eux liberté.
 
Un vrai remède de sorcière.
 
L’imposture d’âmes obscènes qui se prennent pour des visionnaires.
 
Ces dirigeants sont-ils vraiment préoccupés par les malheurs d’une humanité
 
Qui ne sait ni lire ni écrire
 
Et qui se moquent pas mal de ce que le mot liberté peut vouloir dire
 
Qui joue sa survie au quotidien
 
Et dont la nourriture est le vrai besoin.
 
Pourtant la congrégation des saltimbanques se réunit
Et prétends qu’elle punit
 
Mais c’est plutôt pour nous rejouer à chaque épisode la même tragicomédie
 
Elle se donne un brin de crédibilité
 
En continuant à publier ses conclusions très disputées.
 
Il faut dire qu’ils ne manquent pas de toupet quand il s’agit de leurs intérêts,
 
Ils se traitent les uns les autres de responsables pour cacher aux gens la vérité.
 
Pourquoi cette renommée
 
Alors qu’ils laissent faire
 
Ceux qui pratiquent des cancers dans toutes les régions de la terre
 
Et sont tout heureux de faire de son tiers des assistés !
 
De leurs fiévreuses déloyautés,
 
Les injustes seront bientôt châtiés.
 
Ô musulmans du monde
 
Vous à qui on a envoyé le message du Roi du monde
 
Est-ce ces sociétés que vous voulez copier ?
 
Messieurs, mesdames applaudissons,
 
Les handicapés mentaux de la raison,
 
Les pseudo humanistes
 
Les zéros de la nation.
 
Ils prétendent avec toute leur décadence et leur violence
 
Être sur la voie de la décence
 
Et à la place de donner aux démunis une véritable assistance
 
Un peu de pain et un logis
 
Ils égarent les pensées du public
 
Par leurs slogans antipathiques
 
Inventés par leur esprit diabolique
 
Et, nous disent de manière soit disant diplomatique
 
Munis de preuves énigmatiques :
 
« Voyez-vous ces musulmans, ces terroristes,
empris à leur passion intégriste. »
 
Mais, nous ne sommes pas des islamistes
 
Juste les victimes de leurs injustices
 
Car nous sommes les héros des nations
 
En dépit de leurs refus et de leur aberration
 
Nous sommes les leaders des nations
 
Nous serons les gagnants
 
Au jour de la résurrection
 
La paix sera dans nos cœurs
 
On nous fera des honneurs
 
Récompense et fruit de notre labeur
 
Tandis qu’eux n’auront qu’horreur et malheur
 
Punis et maudits
 
Oui, telle sera leur vie
 
Pour leurs exactions contre les croyants
 
Leurs injustices et leurs mots blessants
 
Et au jour du jugement
 
C’est nous qui les regarderont d’en haut
 
Alors que nous serons grands et beaux
 
Nous délectant des délices offerts par le Très haut
 
Récompense de Dieu
 
Pour ses serviteurs vertueux
 
Qui ont cru et lu le coran
 
Qui ont suivi les ordres de l’Omnipotent
 
Qui ont prié et jeuné
 
Enduré leur hostilité et aimé la pureté
 
Qui ont soutenu le Prophète,
 
Le probe ; l’honnête
 
L’islam n’est pas un chantage
 
C’est un message de partage
 
L’islam est au contraire
 
La religion de paix et de lumière
 
Envoyé à une humanité
 
Qui est plus que jamais égarée
 
Noyée dans le vice et l’avarice
 
Très très loin de l’humanisme
 
Ô vous, hommes et femmes de bon sens
 
Ô vous gens doués d’intelligence
 
Venez accepter l’évidence
 
Déclarer votre appartenance
 
A l’Omnipotent, le Tout Puissant
 
Ne laissez pas vos âmes souffrir dans l’incertitude
 
Venez découvrir la quiétude
 
Venez rejoindre le camp des humanistes
 
Venez rejoindre les musulmans
 
Ce qui se battent pour la justice
 
Contre les caprices et les vices
 
Ceux qui luttent pour la paix
 
Ceux dont les cœurs sont satisfaits
 
Par le grand honneur
 
Et l’énorme bonheur
 
De vivre avec l’agrément du Seigneur
 
La religion de Dieu est la nourriture de nos âmes
 
Notre oriflamme
 
Notre terre promise
 
Quoi qu’on en dise
 
C’est une fortune qu’on a plaisir à partager
 
Le diamant éclairant l’humanité
 
De liberté, d’égalité et de fraternité
 
Paroles de vérité et de prospérité
 
De notre Seigneur, Très haut et Exalté.


 

Sajida M.
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