Aslim Taslam

 

- N°64 Avril 2008 -

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Spiritualité

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Introduction au soufisme (2ème partie)

 

 

C. Le soufisme est un complément du fiqh

Le fruit normal de la connaissance de Dieu est l’attachement complet aux lois. Ainsi comprenons-nous l’égarement de certains faux prétendants au tasawwuf, lorsqu’ils considèrent que le cheminement vers Dieu va de paire avec le désengagement de Ses lois. C’est la raison pour laquelle Al-Junayd dit, à propos des gens ayant considérés que parvenir à Dieu les autoriserait à se désengager des jugements de la sharî’ah : "Certes, ils sont parvenus, mais à l’Enfer." De même, dans le passé, les juristes disaient : "Quiconque s’initie au fiqh sans s’initier au tasawwuf tombe dans l’erreur. Et quiconque s’initie au tasawwuf sans s’initier au fiqh y tombe également. Quiconque allie les deux atteint la vérité." Le tasawwuf est donc indispensable pour compléter le fiqh, et le fiqh est indispensable pour gouverner le tasawwuf et pour orienter et diriger les oeuvres. Quiconque passe à côté de l’un de ces aspects aura manqué la moitié de l’affaire...
Le tasawwuf et le fiqh sont deux sciences complémentaires, lorsqu’on les oppose telle est véritablement l’erreur, l’égarement, ou encore la déviance. Ce que l’on entend par opposition ici, c’est le fait que le soufi parte loin du fiqh, alors que le fiqh est son gouvernail, ou que le juriste s’écarte de l’application car telle est la corruption du coeur. Le juriste se doit de s’initier au tasawwuf de même que le soufi se doit de s’initier au fiqh, l’objectif étant que le savoir du juriste comprenne ce qui touche aux lois et également ce qui touche à la voie de la mise en oeuvre et de l’accomplissement, et que le savoir du soufi comprenne les lois qui lui sont nécessaires, et que tout ceci soit accompagné par une oeuvre correcte à la lumière d’une science authentique.

III. Hâl/Maqâm ou les étapes du cheminement intérieur...

Les soufis ont développé une typologie parfois extrêmement précise des différents états ou degrés de l’âme dans leur voyage intérieur vers la réalité divine. Ils en parlent comme autant de saveurs. Au bout du chemin, amour et connaissance se rejoignent et s’unifient. Mais il nous est difficile de décrire des maqâmat, puisqu’elles relèvent d’ordres et de hiérarchisations très différentes d’une personne à l’autre, et d’une école à l’autre.

Définissons brièvement hâl et maqâmat.

La crainte peut toucher le soufi d’une façon intense (grâce à la récitation du Coran, fréquentation de la mosquée...) mais cet état spirituel peut le quitter aussitôt que les conditions objectives changent. C’est là, le Hâl. Tout musulman le connaît. Pour le soufi, le combat réside en ceci : comment le rendre permanent ? Il luttera toujours pour que le Hâl se transforme en Maqâmât. La station (Maqâm) signe le fait de « se tenir » dans la voie de Dieu en accomplissant les obligations relatives à cette station, jusqu’à ce que l’on y atteigne la perfection autant qu’il est possible à un homme.
Le premier pas dans le cheminement spirituel se fait dans le coeur par l’éveil (al yaqadha). Le serviteur devient tourmenté par le souci créé par le choc au moment de se rappeler et de sortir de l’oubli. Le bienfait de ce choc est incomparable, car il est le catalyseur du cheminement. Celui qui le ressent, par la grâce divine, ressent vraiment le bonheur du fait qu’il sort de l’ivresse de l’oubli (sakratulhafla), s’éveille et prend la ferme décision de faire le voyage du retour.
Ghazzali explique cet état en disant : « Ceci est une pensée bouleversante qui réveille le serviteur lui montrant la preuve, lui coupant le chemin devant tout prétexte et le poussant à réfléchir aux preuves. Devenant perplexe et anxieux, il commence à chercher le chemin du salut pour être délivré. Il ne trouve devant lui que la méditation dans les signes de la création, prouvant l’existence du Créateur, pour arriver enfin à la connaissance et à la certitude (al yaqîn) en l’invisible (ghaib) et savoir qu’il y a un Seigneur qui l’a mis devant ses responsabilités. »
Il décide donc de connaître le chemin, ses obstacles et ses écueils, d’où le premier maqâm : la science (al-’ilm).

1. La station de la science, lumière de la guidée

L’ignorance (al jahl) est le premier obstacle qui surgit devant le serviteur sur la route de la dévotion ; d’où la nécessité de commencer son cheminement par la station de la science et de la connaissance théorique (’ilm). Pour attester l’Unicité de Dieu (Tawhid), l’homme a besoin de connaître Dieu par la science. « Celui qui emprunte un chemin pour acquérir une science, Dieu lui facilite un chemin qui mène au Paradis. »

« [...] Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Dieu.  »
Sourate 35, Fatir (Le créateur), verset 28

Si la science en islam a une place tellement importante et un tel mérite, c’est parce qu’elle est un bouclier contre la déviation et l’hérésie (bid’a). La science a une place prépondérante en islam car avant d’adorer, faut-il encore connaître Celui qu’on adore. Aussi faut-il connaître les obligations rituelles pour s’en acquitter. Sinon comment-on s’acquitter d’obligations et d’adorations qu’on ne connaît pas et dont on ne sait pas comment s’acquitter ? Et comment peut-on s’éloigner d’interdits sans savoir qu’ils le sont ? La connaissance des obligations rituelles, tels les ablutions, la prière, la zakât, le jeûne, le pèlerinage et autres, est obligatoire car c’est le minimum demandé pour accomplir ses adorations en bonne et due forme. Car celui qui emprunte le cheminement spirituel sans aucune science religieuse, se met en danger permanent, devenant une proie facile pour Satan.

2. La station du Repentir

Si la pensée est pure et sincère, elle fait naître la lumière par laquelle l’oeil du coeur est capable de voir et de discerner : c’est al-basîra. Par cette lumière, il voit la récompense et le châtiment, le Paradis et l’Enfer, ce que Dieu a préparé dans le premier à Ses serviteurs et ce qu’Il a préparé dans le second à Ses ennemis.
La conscience permanente de la Présence divine (al-murâqaba) incite le croyant à revenir à Dieu : c’est la station du repentir (tawba). Le repentir est un acte obligatoire à chaque fois que le croyant s’égare du droit chemin.

« [...] Et repentez-vous tous devant Dieu, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès. »
Sourate 24, An-Nur ( La lumière), verset 31

Persister dans les péchés noircit le coeur jusqu’à l’endurcir, et sans l’aide de Dieu par le repentir, les péchés le feront tomber dans la mécréance (al-kufr). Pour que l’adoration et le culte soient agréés par Dieu, le repentir est indispensable ; car comment peut-on L’invoquer et Lui demander alors qu’Il est en colère ?
D’après les savants, le repentir sincère (tawba nasuh) a trois conditions : arrêter le péché, le regretter profondément et refuser d’y revenir comme on refuse de se jeter dans le feu de l’Enfer.

3. La station de la Sincérité.

Après avoir purifié ses membres extérieurs de tout péché par le repentir, il faut purifier son intention dans chaque acte par la sincérité (al-ikhlâs). Ne pas être sincère est une forme d’associationnisme (shirk) puisque l’acte n’est pas voué exclusivement à la satisfaction de l’Éternel. La sincérité, c’est pouvoir par ses adorations atteindre Dieu Seul, se rapprocher de Lui sans autre but, telle la recherche des éloges de Ses créatures. Quand le culte est pur, Dieu l’accepte, s’il ne l’est pas, Il le refuse ; d’où le hadith du Prophète saws à ce propos : « Dieu est pur et Il aime le pur. » [1] Par la sincérité, la vie du musulman peut être complètement vécue dans l’adoration, en la vouant dans le moindre des ses détails à Dieu. Tout acte de la vie, aussi banal soit-il, peut se transformer en adoration par la simple intention sincère. Ainsi, le croyant vit dans la perspective de l’au-delà :

« Dis : « En vérité, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Dieu, Seigneur de l’univers. A Lui nul associé ! Et voilà ce qu’il, m’a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre. » Dis : « Chercherai-je autre Seigneur que Dieu, alors qu’Il est le seigneur de toute chose ? »
Sourate 6, Al An’am (Les bestiaux), versets 162-164

Les oeuvres ne sont que des formes, et leur âme est l’existence de la sincérité en elles. La sincérité est l’arme redoutable contre Satan :

« Il (Satan) dit : Par Ta gloire , je les séduirai assurément tous,
sauf Tes serviteurs les plus sincères d’entre eux.
 »
Sourate 38, Sâd, versets 82-83

Ainsi disait-on : « Celui qui obtient de toute sa vie un seul instant dans lequel il voue sincèrement et exclusivement le culte à Dieu sera sauvé. » C’est dire combien la sincérité de l’intention est rare et combien il est difficile de purifier le coeur de toutes les tares et les flétrissures. Abû ya’qub as-Sussi dit dans le même sens : « La sincérité consiste à perdre la vision de la sincérité. Car celui qui voit de la sincérité dans sa sincérité, sa sincérité a besoin de sincérité. » C’est à dire qu’il est nécessaire de débarrasser tout acte de l’orgueil, car s’arrêter à la sincérité et la voir dans l’acte est une forme d’orgueil qui rend l’oeuvre vaine.

4. La station de la Crainte et l’Espérance

La crainte (al-khawf) et l’espérance (ar-rajâ) sont deux qualités essentielles et nécessaires pour tout croyant voulant prétendre au cheminement spirituel. En méditant sur le Coran et sur la manière d’éduquer les âmes et les coeurs, on constate qu’il est riche de versets décrivant la colère de Dieu pour susciter Sa crainte. Il comporte aussi d’autres versets décrivant Sa Clémence, Sa Miséricorde, Son Pardon pour susciter l’espérance (rajâ) en Lui.
Ahmed Nawrî nous dit à ce propos : « le craintif (al-khâ^fi) fuit Dieu vers Dieu. » Et selon Abû Qâsim : « Quand on craint quelque chose on la fuit, mais quand on craint Dieu, on fuit vers Lui. »
« La crainte et l’espérance sont l’équilibre escompté par la connaissance de Dieu pour pouvoir aller vers Lui. La crainte et l’espérance sont semblables aux deux ailes d’un oiseau, si elles sont équilibrées, l’oiseau est en équilibre et vole parfaitement et si l’une d’elles manque, son vol est déséquilibré ; et si les deux manquent, il risque de mourir » disait Abû `Ali Rudhbari.

5. La station de l’ascétisme

C’est un comportement vis-à-vis de ce bas monde qui résulte d’un état intérieur (hâl) et d’un sentiment de détachement. L’ascète n’est ni joyeux lorsqu’il reçoit, ni tourmenté lorsqu’il perd quelque chose dans ce bas-monde. Il consiste à savoir que ce bas monde est éphémère, donc sans valeur, pour pouvoir s’en éloigner facilement. Ainsi, le Coran dit :

« Tout ce que vous possédez s’épuisera, tandis que ce qui est auprès de Dieu durera. »
Sourate 16, An-Nahl (Les abeilles), verset 96

« Sachez que la vie présente n’est que jeu, amusement, vaine parure, une course à l’orgueil entre vous et une rivalité dans l’acquisition des richesses et des enfants. Elle est en cela pareille à une pluie : la végétation qui en vient émerveille les cultivateurs, puis elle se fane et tu la vois donc jaunie, ensuite elle devient débris. Et dans l’au-delà, il y a un dur châtiment, et aussi pardon et agrément de Dieu. Et la vie présente n’est qu’une jouissance trompeuse. »
Sourate 57, Al Hadid (Le fer), verset 20

Sahl ibn Sâ’idi rapporte : « Un homme vint auprès du Prophète saws et lui dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Indique-moi une oeuvre qui lorsque je l’accomplis, Dieu m’aime et les gens m’aiment. » Il lui répondit : « Ne convoite pas ce monde, Dieu t’aimera et ne convoite pas les biens des gens, les gens t’aimeront. »
L’ascétisme consiste à ce que le serviteur, quand il subit une adversité, telle que la perte d’un bien ou d’un être cher, soit plus attaché à la rétribution qui découle de la patience au moment de la difficulté qu’à la préservation et la possession de ce bien. ’Abi ibn Abî Tâlib disait : « Celui qui renonce à ce bas monde supporte aisément les coups de l’adversité. »
Le troisième point consiste en ce que pour le serviteur, il soit égal qu’on le complimente ou qu’on le dénigre du moment qu’il se maintient dans la vérité, car l’attachement de l’homme aux compliments est tel qu’il peut délaisser beaucoup de vérités par crainte de critiques. C’est le sens de la parole d’Ibn Mas’ud quand il affirme : « La certitude consiste à ne pas chercher la satisfaction des gens par ce qui provoque la colère de Dieu. » Pour l’ascète, deux amours, celui de Dieu et celui de ce bas monde ne peuvent cohabiter dans un même cœur, puisque Dieu refuse et n’accepte guère l’association (shirk) :

« Dieu n’a pas placé deux coeurs dans la poitrine de l’Homme. [...] »
Sourate 33, Al Ahzab(Les coalisés), verset 4

6. La station de la Patience

Pour pouvoir se maintenir dans l’ascèse et la piété (taqwâ), le croyant doit réaliser en lui la patience - endurance - persévérance (sabr). La Sunna du Prophète saws est jalonnée de hadîths qui prouvent que la patience a une très grande importance en tant qu’adoration intérieure du coeur. On a questionné Junayd sur la patience, il a répondu : « C’est le fait de supporter l’amer dans la vie sans froncer les sourcils. C’est une attitude de politesse devant Celui qui a décrété l’épreuve, tout en se rappelant la rétribution. C’est le fait de maintenir avec politesse devant Dieu au moment de la calamité. » C’est la satisfaction dans l’épreuve sans manifester de plainte. La place de la patience par rapport à la foi est semblable à celle de la tête par rapport au corps. Autant le corps ne peut vivre sans tête, autant la foi ne peut se maintenir sans patience.

« [...] Armez-vous de patience, Dieu est avec ceux qui sont patients. »
Sourate 8, Al Anfal (Le butin), verset 46

La patience par Dieu consiste à Lui demander de l’aide et avoir la conviction que la patience et l’endurance ne viennent que par Sa grâce et Sa faveur, que le serviteur ne peut patienter que par son Seigneur et non par lui-même. Ceci est explicité dans le verset qui suit :

« Et patiente ! La patience ne viendra qu’avec l’aide de Dieu. »
Sourate 16, An Nahl (Les abeilles), verset 127

La patience pour Dieu consiste à ce que la cause et le mobile de la patience soit l’amour de Dieu (hubbullah) et la recherche de Sa Face et de Sa Proximité.

7. La station de la Satisfaction (ar-ridhâ)

Les croyants ont face aux calamités, deux attitudes : la première consiste à museler le nafs, à le retenir du courroux malgré l’existence de la douleur, à espérer la disparition de celle-ci et à retenir les membres d’agir selon les provocations de l’inconfort de la douleur, c’est l’état de patience. La deuxième consiste à voir la sagesse de Celui qu’il éprouve, le choix qu’il préfère pour son Serviteur dans l’épreuve et Son décret ne doit pas être contesté.
C’est une station parmi les plus hautes stations des gens de la Proximité.

« Dieu est satisfait d’eux et ils sont satisfaits de Lui. Ceux là sont le parti de Dieu. Le parti de Dieu est celui de ceux qui réussissent. »
Sourate 59, Al Hachr (L’exode), verset 22

A ce propos, Ja’far ibn Sulaymân demanda : « quand un serviteur peut-il être « satisfait » de Dieu ? On lui répondit : « Quand sa joie dans l’épreuve est pareille à sa joie dans l’aisance. » On rapporte que la femme de Fath al-Mawsilî trébucha et cassa l’ongle du pied, et contre toute attente se mit à sourire. On lui dit : « Alors ne sens-tu pas la douleur ? » Elle répondit : « La douceur et le plaisir de la récompense ont éloigné de mon cœur l’aigreur de la souffrance. »

8. La station de l’Amour

L’amour de Dieu (al-mahabba) est le but ultime du cheminement et la cime de notre ambition. En effet, toute station au-delà de la réalisation de l’amour n’est que l’un de ses fruits ou l’une de ses conséquences telles que la nostalgie de l’amour (shawq), la douceur de la confidence (uns)... et toute station avant l’amour n’en est que prélude et préparation, tels le repentir, la patience, l’ascèse, etc. L’amour de Dieu et de Son Prophète saws est une obligation par consensus de toute la communauté (umma) musulmane. Car on ne peut adorer que celui qu’on aime profondément et, plus on l’aime, plus on l’adore :

« Parmi les Hommes, il en est qui prennent, en dehors de Dieu, des égaux en les aimant comme on aime Dieu. »
Sourate 2, Al Baqarah (La vache), verset 165

Ainsi, cet amour est une adoration très méritoire du cœur à tel point que le Prophète saws l’a mentionné comme condition inhérente à la réalisation de la foi : « Aucun d’entre vous n’atteindra la perfection de la foi tant que je ne serai pour lui plus cher que sa famille, ses biens et tous les gens. »
L’amour du Prophète est une partie intégrante de l’amour de Dieu, car c’est par Lui qu’on a pu connaître notre Seigneur et qu’on a su comment arriver à Lui et L’aimer : L’amour, c’est quand les agissements de l’amoureux concordent parfaitement avec les souhaits et les désirs du Bien-Aimé.
La station de l’amour mystique est celle du tawhid pur quand il domine le coeur. En effet, la pensée de l’amoureux est consumée dans le désir (shawq) des retrouvailles et pour cela, il n’économise aucun effort intérieur et extérieur pour parfaire sa soumission à son Bien-Aimé. Cet état consiste, par conséquent, à réaliser et à s’approcher de tout ce qui Le satisfait et à s’éloigner de tout ce qui pourrait provoquer Sa colère. L’adoration du Bien-Aimé entretient dans le cœur son amour et y produit son invocation continuelle (dhikr) car les graines de l’amour ne s’arrosent que par l’eau du dhikr. Ainsi, la clé du cheminement et sa pierre angulaire est cette invocation continuelle de l’Éternel, afin que le coeur en soit imprégné et retrouve la trace de la rencontre encore gravée au tréfonds de l’âme.

Conclusion

Le soufisme constitue le cœur de la tradition islamique. Il ne peut donc prétendre être vécu en dehors de celle-ci. Le Tasawwuf n’est pas une apparence, il ne réside pas dans le port de vêtements rapiécés ou la suspension de chapelets. Il consiste à emplir son cœur par un attachement à Dieu, sa crainte et l’espérance en Lui. Les actes rituels extérieurs n’ont de valeur que par les actes intérieurs qui les accompagnent, il devient donc obligatoire de chercher à les connaître et à les pratiquer.



[1] Muslim

 

Faïza N.
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