Aslim Taslam

 

N°69 Octobre 2008

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Conseils pour apprendre le Saint Coran (2ème partie)

 

Petite soeur, petit frère, nous avons vu, dans le numéro Aslim-Taslam de juin 2008 la première partie des conseils donnés par AbdAllah Basfar afin de t’aider à mémoriser le Saint Coran. Voici la seconde partie riche en enseignements.

 

6) Corriger sa lecture et sa prononciation

Une fois par an, le prophète saws récitait la totalité du Coran à Djibril, il le fit deux fois l’année de sa mort. Si le Prophète saws récitait le Coran et le révisait alors que c’était à lui qu’Il était révélé, que dire de nous ?

Avant de me mettre à apprendre une page, je la récite devant mon professeur pour qu’il corrige mes fautes de prononciation afin de ne pas apprendre avec des erreurs. Il est connu qu’une personne qui corrige une page avant de l’apprendre apprend deux fois plus vite qu’une autre qui ne l’a pas fait.

S’il ne m’est pas possible de réciter devant un professeur, j’écoute sur une cassette la partie à apprendre.

Une chose très importante : Apprendre à prononcer les lettres arabes pour bien faire la différence entre un « dal » et un « dad », un « zay » et un « za » emphatique, etc...

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Pour cela il faut obligatoirement avoir un professeur car il me corrige alors que moi je ne suis pas conscient(e) de mes fautes. Ce n’est pas suffisant d’apprendre avec des cassettes car elles ne me répondent pas et ne m’arrêtent pas à chaque faute.

De plus, le professeur est Hàfiz (= personne qui connaît le Coran par coeur). Plus il est moutquine (personne qui a une bonne lecture du Coran, qui respecte toutes les règles de tajwid) mieux c’est car il est soucieux de faire réussir ses élèves, de les pousser jusqu’à ce qu’ils parviennent à finir l’apprentissage du Coran.

Il est très important que le professeur encourage son élève et le pousse à terminer l’apprentissage du Coran, surtout à un moment où l’élève n’est plus très motivé.

L’être humain est ainsi fait, il passe par des moments où il est très motivé pour apprendre beaucoup de pages du Coran, et par d’autres moments où sa motivation est très faible, si du moins, elle est encore présente.

Qu’ALLAH Le Très Haut nous préserve de la fainéantise et de l’incapacité d’apprendre Sa Parole.

7) Rechercher l’âge d’or pour apprendre le Noble Coran

La tranche d’âge dans laquelle il est recommandé d’apprendre le Coran est de 5 à 23 ans. Plus c’est jeûne, mieux c’est car la mémoire est plus performante.

Mais cela ne veut pas dire qu’il est trop tard si j’ai 25 ans ! J’ai vu de mes propres yeux un frère âgé d’une cinquantaine d’années mémoriser la moitié du Coran en quelques mois ! Tout dépend d’ALLAH Le Très Haut, puis de sa propre volonté ainsi que du travail fourni.

8) Trouver les bons moments

Il est conseillé d’apprendre quelques instants avant la prière de l’aube (Fadjr et après cette prière jusqu’au levé du soleil car ce sont des moments bénis pour la communauté musulmane.

Un médecin musulman spécialiste des maladies des troubles de la mémoire dit dans un exposé sur la mémorisation du Coran : « Le matin, l’esprit est bien reposé et c’est le meilleur moment de la journée pour apprendre ; de plus, ce que l’on fait le matin est aimé par le coeur : c’est un effet que j’ai constaté de par mon expérience personnelle, [...] »

Pour vous en convaincre, il faut essayer d’apprendre pendant quelques jours le matin (...) et lorsque l’on récite avant de dormir ce que l’on a appris du Coran, on se rend compte que cela améliore énormément la qualité de la mémorisation. »

Un savant disait : « Dors bien, lève-toi avant le Fadjr et apprends, tu n’oublieras pas si ALLAH le veut. »

9) Trouver le bon endroit

Eviter les endroits vastes tels que la rue, la forêt etc. C’est peut-être bon pour la lecture mais c’est mauvais pour la mémorisation. Il faut plutôt préférer les endroits fermés et bien aérés.

Le meilleur de ces endroits est bien sûr la mosquée ; car nos yeux ne peuvent pas se poser sur des choses interdites et mauvaises.

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Le mieux serait de choisir un endroit par sourate, par exemple sourate Al Baqara je l’apprends à la mosquée, sourate Al ’Imrane je l’apprend à la bibliothèque etc.

Si j’ai la possibilité d’avoir de l’eau de Zam-Zam je la boit avec l’intention d’apprendre le Coran. C’est ainsi que faisaient les Salafs Salahs -pieux prédécesseurs-.

10) Rester concentré et ne pas se décourager

Mes yeux regardent le Coran, ma bouche récite, mes oreilles écoutent, mais mon coeur est préoccupé par autre chose, même si je répète plusieurs fois, il ne m’est pas possible d’apprendre sans la présence d’esprit.

Un autre point important, lorsque l’on commence à mémoriser une sourate par coeur, il ne faut pas de dire qu’elle est difficile à mémoriser, ou penser avoir des difficultés à l’apprendre ; cette idée s’imprégnera dans sa tête et il y aura une très grande difficulté à mémoriser cette sourate car dès le début, on s’est mis un obstacle en tête. Même si l’entourage dit que telle sourate est difficile à mémoriser, il faut se perusader de sa propre capacité à l’apprendre, qu’ALLAH Le Très Haut m’aidera s’Il le veut.

 

Lire la suite : 3ème partie


 

 

Yamina H.
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