Aslim Taslam

 

- N°67 Août 2008 -

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Art

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Les maux de la fin

 

 

Reflet pâle d’un visage flétri
Condamné par l’usure inéluctable,
Ce sculpteur qui, au fil des jours, pétrit
Les rides de cette face assombrie
N’est rien que l’échéance inévitable.
 
L’euphorie de la jeunesse éphémère
A laissé place à la sénilité,
L’insouciance était la règle naguère,
Conséquence d’une vie délétère,
Chimère d’une intense volupté.
 
Le maudit a mis en œuvre ses plans
A l’instar du compère de la fable,
Puisant sa force dans tes manquements,
Il enjolive à tes yeux l’ornement
Et s’acquiert l’ire de l’être ineffable.
 
Ne reste alors pour solde de tout compte
Du passif de cette vie désœuvrée
Que la gène, les remords et la honte,
Puis l’espoir de voir effacées ces fautes
Avant que les comptes soient déclarés.
 
L’heure approche de la péroraison
Pour toi ce ne sera qu’un soliloque,
Point de subterfuge, ni d’oraison,
L’ultime mot jaillit de la raison
Doit être l’attestation de l’Unique...


 

Omero M.
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