Aslim Taslam

 

- N°79 Septembre 2009 -

Sommaire | Archives | Le mag

Perspectives

Format texte pour l'impression   Envoyer cet article à un ami
 

Et eux, que feront-ils pour Eid el Fitr ?

 

Ma petite sœur qui vit sous la famine au Sénégal, mon petit frère sous la douleur de la maladie en Algérie, et mon bébé sous des pleurs qu’aucune maman ne pourra plus sécher comme le faisait sa propre mère éteinte sous les bombes à Ghaza... Allahi rahimha...

 

No’man Ibn Bachîr (rA) rapporte que le Prophète Mouhammad saws a dit en ce sens : "Les musulmans, dans l’amour, l’affection et la miséricorde qu’ils se portent, sont comparables à un seul corps. Lorsqu’un membre est affecté, c’est l’ensemble du corps qui ressent la douleur et s’enfièvre." (Boukhâri et Mouslim)

Ressentons nous la douleur, la tristesse, la faim, la solitude qu’ils ressentent ? Et pour ce beau jour de fête qui emporte nos cœurs, allons-nous lever nos mains en leur faveur, les visiter et leur offrir une étincelle ?

L’hôpital le plus proche de chez toi a surement des cœurs à consoler, avec tes parents tu peux faire un don à l’association Teranga Kaolack ou au CBSP... via internet, tu peux aussi envoyer des cartes pour souhaiter Eid Mubarak aux enfants de Ghaza et d’ailleurs ou témoigner ta sympathie aux victimes palestiniennes sur le site Palestinian Holocaust, ou parrainer un orphelin.

Un petit geste peu faire un grand bien, qu’on ne peut mesurer tellement nous sommes dans le confort et que nous pensons souvent qu’il faille beaucoup pour être heureux. "Le musulman, lorsqu’il visite son frère musulman (malade), reste dans un jardin du Paradis jusqu’à ce qu’il s’en aille." (Mouslim)

Le Messager d’Allah saws a exhorté les musulmans à rendre visite aux personnes malades et souffrantes...
Ainsi, dans un hadith authentique rapporté par Al Barâ Ibn ’Âzib (radhia Allâhou anhou), il est dit : "Le Messager d’Allah saws nous a ordonné sept choses : visiter les malades, suivre les cortèges funèbres, appeler la miséricorde d’Allah sur la personne qui éternue, secourir le faible, aider l’opprimé, multiplier les salutations et respecter les serments." (Boukhâri et Mouslim)

On ne peut lui offrir une autre maman, un autre poumon, lui assurer satiété au quotidien etc... mais on peut leur offrir notre soutien, à travers notre souci pour lui, nos invocations, notre présence et des échanges...

Grande est notre joie en ce jour de fête pendant que grande est leur peine, alors tournons nos cœurs vers eux, offrons leur un bout de nos sourires, de notre joie... Insha’a’Llâh.

A tout nos malades, nos opprimés, nos pauvres et nos orphelins, à tous ceux qui sont seuls, tristes, qu’ils soient proches ou qu’ils soient loin...

Eid Mubarak !

(JPEG)


 

Fatima Zahra T.
Du même auteur...


 Autres articles dans la rubrique Perspectives

Tous les articles


Sommaire | Archives | Le mag
TOUS DROITS RESERVES © 2001-2008 Aslim Taslam